Ce week-end, nous avions deux invités de qualité. Nous n'avions donc pas d'autre choix que de leur cuisiner des plats de qualité. Dimanche matin, Tetard a donc décrété que nous mangerions des pirojki pour le repas de midi. Comme notre confiance en Tetard est absolue, on a dit oui avant même de savoir ce qu'étaient des pirojki (ce sont donc des petits pains farcis que les russes servent en entrée). Après une rapide inspection du frigo, il a été décidé que les nôtres seraient fourrés aux pommes de terre/steack haché/sauce tomate.

Les choses sérieuses ont donc commencé : notre invitée de qualité, vêtue de son plus beau pyjama, a commencé a travailler d'une main de fer la pâte à pain. Nous n'avions pas assez d'oeuf, ni assez de beurre, et pas la bonne levure mais qu'à cela ne tienne ! On avait envie de pirojki ! Avec un bac +19 dont un fils de boulanger, on allait pas se laisser faire par une vulgaire pâte à pain qui colle aux doigts !

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La pâte pétrie à souhait, nous l'avons donc laissée reposer 1h, dans l'espoir qu'elle gonfle quand même un peu (même pas en rêve). C'est à peu prêt à ce moment là qu'on a remarqué que l'on avait pas de rouleau à pâtisserie. Heureusement, grâce à notre super cerveau collectif, on a vite trouvé une solution : un vieux rouleau de cellophane qu'on avait qu'a vider (ce qui explique le saucisson de la photo suivante). Hélas, comme on pouvait s'y attendre, un rouleau en carton ne remplace pas du tout un rouleau en bois quand il s'agit d'aplatir une pâte collante... L'idée de génie a donc été oubliée aussi vite qu'elle a été trouvée.

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Et finalement, sans trop savoir comment, on a réussi à faire quelque chose de visuellement pas aussi moche qu'on s'y attendait.

Même au gout, c'était pas si mauvais que ça.

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Non, le souci n'était vraiment pas le goût, ni l'apparence. C'était plutôt un problème de moelleux, d'aérien, de légèreté... Disons que nous avons difficilement mangé à peine plus d'un petit pain chacun avant de quitter la table sans dessert, par peur de passer au travers du plancher.

L'histoire ne dit pas encore si nos invités reviendront un jour...