Parce qu’il semblerait que je ne puisse pas vivre sans défi, j’ai décidé de tenter cette année le NaNoWrimo !

Derrière ce mot barbare se cache le National Novel Writing Month, ou encore : comment s’engager à écrire 50 000 mots en un mois. Pour se donner une idée, 50 000 mots, c’est plus de 3 fois Le Petit Prince. Ou bien 30 fois cet article sur mon tatouage. Ou encore 60 fois cet article sur ma robe de mariée. Ou même, après un calcul tordu, 70 tweets par jour pendant 30 jours.

Et comme je ne suis pas à un challenge prêt, j’ai décidé de me lancer dans un roman réaliste (ce genre doit sûrement avoir un vrai nom : quand ce n’est pas un thriller, ni de l’aventure, ni de l’érotique, ni de la SF, ni de la chick lit, ni de l’horreur, ni de la romance, ni de la littérature pour enfants ou jeunes adultes, ni de la poésie, c’est quoi ?!). J’ai l’impression (ceux qui écrivent me détromperont sûrement) que c’est un peu plus dur que d’écrire de la science-fiction (ce que fait une grosse partie des nanoteux) : je ne peux pas rajouter des lombrics lubriques[1] dans mon histoire quand j’ai une panne d’inspiration ! Il faut que je reste dans le plausible !

Comme les délais sont un peu court pour faire de la recherche, je suis obligée de rester dans des domaines que je connais. Je n’écrirais donc pas de roman historique au XIXème siècle, ni de satire sociale sur l’empire chinois ! Au lieu de ça, je compte raconter l’histoire d’une fille de mon âge qui claque sa petite vie tranquille pour vivre ses rêves[2]. Mais j’hésite encore : est-elle développeuse (facile, je connais le domaine) ? commerciale ? Veux-elle se lancer dans la poterie ? la photo ? la pole dance ? Ça ne sera pas du tout un roman autobiographique mais je compte m’inspirer de ma vie, de celle de mes proches, de mes amis, de vagues connaissances, de moments volés dans le métro, d’histoire lues ici ou là sur internet et mélanger tout ça…

Et puis, pour que l’histoire soit intéressante (oui oui, j’y crois), il faut qu’il lui arrive des problèmes à mon héroïne, qu’ils soient abstraits (des doutes ? une timidité extrême qui l’empêche de s’intégrer dans sa nouvelle vie ?) ou matérialisés par des personnages antagonistes (un amoureux qui se sent trahi de son départ ? une nouvelle collègue qui voit son arrivée d’un mauvais œil ?). Pour le moment, c’est encore un peu flou. Je vais surement caser une petite aventure extra-conjugale (je n’ai pas dit que j’allais écrire quelque chose de révolutionnaire) mais j’ai peur que ça ne me tienne pas 50 000 mots. Il faudra sans doute taper plus fort : une grossesse involontaire ? une maladie ? des morts ? des problèmes d’argent ? Peut-être devrais-je regarder Plus Belle La Vie pour m’inspirer !

Bref, on peut le dire : niveau plan, je ne suis pas très au point… Mais je compte beaucoup sur le légendaire Effet Nano pour m’aider :

  • la communauté (que ce soit sur le forum, sur Facebook, ou aux write-in lyonnais auxquels j’essayerais d’aller une fois par semaine) m’aidera dans les moments difficiles (aussi bien pour les manques d’inspiration que de motivation)
  • l’appétit vient en mangeant et l’inspiration en écrivant : une fois lancée, mes personnages prendront vie et l’histoire se déroulera toute seule sous mes yeux \o/[3]

Le but, après tout, n’est pas tant d’écrire un roman de qualité, mais d’arriver à pisser des mots, si je puis dire. Le travail de profondeur, il se fera dans un second temps, après le mois de novembre, quand la matière à travailler (50 000 mots) est là.

Donc voilà, maintenant que c’est dit sur tous les internets : y a plus qu’à ! Je n’ai aucune idée si le défi est à ma taille, mais je compte essayer de le tenir un maximum. Et j’ai déjà des preuves de mon engagement :

  • je me suis acheté un NOUVEAU CARNET, et un stylo assorti[4] pour noter toutes les idées qui me viennent, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit !
  • j’ai dit non à une soirée avec les filles de la pole (= soirée du siècle garantie) pour commencer le nano le 1er novembre à minuit pile par une Nuit blanche de l’écriture (mais quand même , j’essaye de ne pas trop penser à la soirée du siècle parce que ça me fait vachement mal au cœur de la louper - même si on fait des soirées du siècle tous les 2 mois)

Souhaitez-moi bonne chance, n’attendez pas grand chose de moi au mois de novembre et n’hésitez pas à m’engueuler si je ne fais pas mon quota de 1666 mots par jour !

(Pour information, cet article fait 866 mots : il faudrait que j’écrive le double tous les jours) (et ça m’a pris déjà une heure…)

Notes

[1] True story racontée par une nanoteuse !

[2] Olala, quel pitch évolué !

[3] Celle-là, j’ai du mal à y croire, mais j’entends tellement souvent des choses comme Aaaah, mais quel con ce personnage ! Comment il a réussi à se fourer dans cette situation bordel ? que ça doit être vrai !

[4] Ce con de stylo m’a couté 7 euros. 7 EUROS ! J’ai intérêt à le réussir ce Nano !!