Mon chéri m’ayant donné carte blanche (qu’est-ce qu’il est bien ce Tetard !), et n’étant jamais mieux servi que par soi-même, j’ai décidé de les faire à la main. Je me suis donc lancée avec quelques idées en tête : un format polaroïd, des photos de nous et quelque chose de plutôt graphique.
Le côté Do It Yourself m’effrayait un peu (je suis plus douée de la main gauche que de la main droite — et pas très douée de la gauche) mais mon futur époux — complètement transit d’amour pour moi — m’a promis qu’il ferait tous les trucs nécessaires à mon bonheur (au hasard, découper les faire-parts et coller les timbres).

C’était donc lancé ! Avec un peu de créativité, de l’amour et les petits bras de Tetard, on allait bien arriver à faire une jolie invitation !

J’ai d’abord passé des soirées en tête à tête avec mon ordinateur, à réfléchir au choix des mots, à la taille de la police, à l’emplacement du texte… Et pour les gens seulement invités au vin d’honneur, on fait comment ? Est-ce qu’il faut vraiment mettre un carton de réponse tu crois ? C’est assez gros le texte là ? Comment on fait les marges sur Photoshop déjà ?

Les premiers prototypes étaient beaucoup trop ambitieux : des mesures ultra précises à faire à la règle millimétrée, 3 types de grammages différents, du recto, du verso, du recto verso… Il me fallait au bas mot 45 minutes pour réaliser un faire-part alors je nous imaginais mal en fabriquer plus d’une cinquantaine.

Il a alors fallu revoir mes exigences à baisse, mais à force d’essais et de modifications, j’ai réussi à fabriquer un faire-part faisable “en masse” et qui nous plaisait à tous les deux.

On a donc lancé la grande industrialisation ! Muni des précieux fichiers numériques Faire_part_v2_old_final_version_VIP.pdf, on s’est rendu chez notre imprimeur (ma témouine et son imprimante qui — contrairement à la nôtre — marche) et on a lancé les impressions : 65 feuilles A4 de 250g, soit plus d’un kilo de papier et pas loin de 40€ d’encre.

Mon chéri s’est ensuite emparé du massicot, a fait shlick, puis shlack, puis shlick, puis shlak, puis j’ai finiiiiiiiii le premieeeeeer.

Et là, c’est le drame.

C’est trop petit.

Le faire-part ne fait pas la taille exacte d’un polaroid.

J’ai été forte et je suis restée maître de moi-même. Mais mon regard devait en dire long car Tetard a décidé de tout ré-imprimer une deuxième fois.

La semaine suivante, je suis donc retournée acheter du papier, de l’encre et on a relancé l’impression.

Cette fois-ci, au bout de 14 faire-parts, on s’est rendu compte que je m’étais trompée sur le grammage du papier (210 g/m² au lieu de 250 g/m²).

J’ai été forte et je suis restée maître de moi-même. Mais mon regard devait en dire long car Tetard a décidé de tout arrêter[1].

La semaine suivante, on a mis toutes nos chances de notre côté en envoyant notre témouine (<3) acheter le papier au bon grammage, et on a relancé l’impression.

Mon chéri s’est ensuite emparé du massicot, a fait shlick, puis shlack, puis shlick, puis shlak puis… Deux soirées plus tard, il avait mal à la main, et moi, j’avais un tas de petits cartons à assembler ! À mon tour, j’ai travaillé : j’ai noué, j’ai découpé, j’ai collé, j’ai noué, j’ai découpé, j’ai collé…

Et un beau matin, je suis partie à la poste :



Bonjour, je voudrais 62 timbres s’il vous plaît.
Oui, bien sûr. J’ai un bloc avec des légumes, ça vous irait ?

(Finalement, j’ai pris les cœurs)

Mais sans plus attendre, les voici, nos beaux, nos précieux :

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On a finalement réussi à faire 70 faire parts à la main, sans évoquer le divorce une seule fois ! Et maintenant, on sourit niaisement à chaque fois que l’on reçoit une réponse d’un invité depuis le site internet qu’on a fait pour l’occasion (mais ça, c’est une autre histoire…) <3


Et pour garder une trace, voici les ressources qui m’ont été utiles :

  • Les typos : je n’avais au départ que les fonts de base fournies à l’installation d’un Windows, et à part une petite typo sympa (Comis Sans MS, vous connaissez ?) elles ne sont pas très fun. J’ai trouvé mon bonheur sur Lost Type, où l’on paye ce que l’on veut pour une police. Les graphistes de métier en ont surement marre de la Wisdom Script qu’on commence à voir partout, mais pour nos proches et nous, c’est beau !
  • Les photos : elles ont été prise par Arno Paul : dans un temps fort lointain (nous étions alors de jeunes et beaux étudiants). La série a été prise à St Jo - le collège où nous nous sommes rencontrés - maintenant abandonné.
  • Les enveloppes : l’idée vient du blog de mariage Un beau jour. Pour le papier, j’ai utilisé du Déco Patch, ce papier tout fin qu’on trouve dans tous les magasins de Loisir Créatifs. J’ai coupé plus petit que dans le tutorial de base (pas besoin de recouvrir tout l’intérieur de l’enveloppe) et j’avais donc de quoi faire 14 enveloppes par feuille. Au final, pour les 70 faire parts, j’en ai eu pour seulement 5 euros !
    Comme le papier est très fin, j’ai essayé 3 type de colles différentes avant d’en trouver une qui ne fasse pas gondoler le papier : le roller de colle.
    Le DIY parait long, mais finalement, ça se fait assez vite (quand j’étais lancée, je pouvais faire 5 enveloppes en 5 minutes). Par contre, autant être honnête, personne n’y a fait attention en ouvrant les faire-parts !

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Note

[1] On a quand même gardé les 14 faire-parts un peu moins jolis pour les gens qu’on aimait un peu moins (chut, ne leur dites pas !).