Le 26 mars 2011, je disais que je m’achèterais bien CSS avancées: Vers HTML 5 et CSS 3 de Raphaël Goetter.

Le 31 mars, Raphaël commentait sur mon blog un deal très généreux : le livre contre une critique. Forcément, j’ai accepté !

Le 12 avril, je le recevais.

Les semaines qui suivirent, je commençais à le lire. Je picorais, en choisissant mes chapitres. J’ai commencé par la page A propos de l’auteur évidemment, puis par les chapitres Gestion de projet et performance (je suis bordélique dans la vie mais j’aime le code propre, rangé et optimisé !), CSS pour le Web mobile (une mine d’information et de bonnes idées quand on ne sait pas par ou commencer pour adapter son site)…

Le 22 avril, je partais pour un long week-end avec au programme : Lyon-Paris-Lille-Paris-Orléans-Paris-Lyon. Beaucoup de trajets en voiture, ou en train. Parfait donc pour lire les chapitres pas encore lu ! Sur le trajet Lyon-Paris, j’ai dévoré le chapitre Le positionnement en CSS. J’étais épatée et je me suis rendue compte qu’en fait, je n’y connaissais rien en CSS !

Le 23 avril, je lisais le chapitre Résolution d’erreur. J’ai alors compris tous les bouts de codes que je croisais souvent accompagné d’un commentaire “fix for IE”, mais qui restaient pourtant obscurs (comme le fameux zoom:1). Quand on comprends, on retient beaucoup mieux !

Le 24 avril, le drame est arrivé : j’oubliais mon nouveau Gräal à Lille. En partant, on m’avait pourtant bien demandé “tu n’as rien oublié ? Je ne pourrais pas aller à la poste te renvoyer quoique ce soit”. J’ai ri, non mais franchement, pour qui ils me prenaient, j’ai une tête quand même…

Les jours suivant, les trajets Paris-Orléans, puis Orléans-Paris puis Paris-Lyon me parurent terriblement long.

Le 10 mai, une bonne âme de la famille faisait faire de la route à mon livre : Lille-Annecy.

Le 27 mai, je me rendais à Annecy.

Le 29 mai, je rentrais d’Annecy avec dans le coffre le livre de Raphaël, et en bonus 6 livres, 11 BD et 7 DVD.

Le lendemain, je préférais lire un policier qu’un livre sur le CSS.

La semaine suivante aussi.

Et celle d’après aussi.

Ensuite, je me suis mis à des lectures plus légères, mais toujours pas à celui de Raphaël.

En juillet, Raphaël était probablement mort de désespoir à l’attente de ma critique, et moi, j’avais déjà pris tellement de retard que tout sentiment de gêne et de honte m’avait abandonné. Finalement, dans un sursaut de respect pour Raphaël, j’ai repris ma lecture là ou je l’avais abandonnée (le chapitre En route pour CSS3). J’ai alors réalisé que, s’il est vrai qu’il y a moins de suspense que dans un policier, ça se lisait quand même vachement bien, et qu’on en apprenait beaucoup plus !

Aujourd’hui, je me suis dit qu’il était temps de l’écrire, cette critique.

Je vais donc commencer par rappeler la question initiale : Est-ce que ce livre m’apprendra quelque chose, moi qui touche beaucoup au CSS sans toutefois être dans le métier ? La réponse est facile, et je m’en suis rendue compte très vite : c’est oui, il m’a appris beaucoup ! Mais non, tous les chapitres ne me sont pas utile, à moi qui ne suit pas dans le métier (je n’ai aucune obligation de rendre mes sites jolis sur IE6, et les périphériques Speech, TV ou Projection ne m’intéressent absolument pas et je n’ai pas besoin de savoir styliser des newsletters).

Le livre se lit très bien, et sa grande force est d’être abondamment illustré d’exemple, de captures et de bout de codes. Je pense qu’il s’adresse avant tout aux gens ayant de bonnes notions en CSS et voulant les approfondir (aussi bien un amateur, qu’un professionnel). En ce qui concerne la partie HTML5, il n’apprendra pas grand chose à ceux s’étant déjà renseigné sur le sujet, mais couvre la majorité du sujet pour ceux qui n’en connaissent rien.

Bref, si on ne me l’avait pas offert, j’aurais très bien fait de l’acheter !